Intermittents : de grands dégâts pour de petites économies

Questions au gouvernement au nom du groupe écologiste sur le statut des intermittents du spectacle. Mardi 17 juin 2014.

Texte de la question :

« Ma question s’adresse à M le premier ministre,

Grève reconduite au printemps des comédiens à Montpellier, spectacles annulés aux nuits de Fourvière à Lyon suspension possible des festivals d’Avignon et d’Aix en Provence : le mouvement des intermittents du spectacle et des précaires essaime et se radicalise.

Il y a quelques jours Jack Lang a exprimé son soutien aux intermittents, et appelé le gouvernement a ne pas agréer un accord social signé dans l’opacité et par des organisations syndicales très minoritaires dans les professions concernées.

Ces intermittents ne sont pas des artistes ou des techniciens privilégies, profiteurs d’un système généreux, mais des femmes et des hommes qui la plupart du temps ont du mal à vivre de leur art.

Le projet de convention qu’ils combattent les précarise un peu plus encore, en augmentant les cotisations sociales et en instaurant un différé de paiement.

Victor Hugo lors du budget rectificatif de 1848 disait déjà : « De grands dégâts pour de petites économies ! ».

Si la mobilisation est aussi forte c’est que la situation est grave.

Ce mouvement ne peut avoir pour simple réponse la nomination d’un médiateur qui serait chargé du service après-vente d’un mauvais accord.

Surtout que depuis la crise de 2003 les intermittents eux-même mais aussi le comité de suivi et des rapports parlementaires ont fait des propositions pour aboutir à un système performant, juste et durable dans la solidarité interprofessionnelle. Elles méritent d’être examinées sérieusement.

Monsieur le premier ministre, s’entêter serait plus qu’une erreur : ce serait une faute.

Monsieur le premier ministre, renouez le dialogue et suspendez l’agrément de cet accord. »