Perturbateurs endocriniens, le temps de l’action

Vendredi 9 mai, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a confirmé l’interdiction du Bisphénol A dans les tickets de caisse. Cette mesure s’ajoute à l’interdiction du BPA dans les contenants alimentaires, prévue par la loi du 24 décembre 2012. Je me réjouis de cette annonce, mais ce n’est qu’un pas vers une règlementation efficace en matière de perturbateurs endocriniens.

Les rapports scientifiques nous apprennent que les perturbateurs endocriniens agissent « à très faibles doses ». J’ai donc prôné, mardi 29 avril, lors du Conseil national sur la transition écologique, l’interdiction de ces substances lorsqu’un public dit « vulnérable » – jeunes enfants, femmes enceintes – est susceptible d’y être exposé.

Nous avons jusqu’au 20 mai pour s’opposer à un texte de la Commission européenne tolérant la présence de bsiphénol A dans les jouets, en-deça d’un certain seuil. La France doit défendre l’interdiction pure et simple du bisphénol A dans les jouets. Tel est le sens de mon courrier à Ségolène Royal, dont voici  un extrait :

« Ces travaux parlementaires, nourris dans la durée par de multiples auditions d’experts, dégagent un consensus scientifique clair et sans appel qui reconnait la spécificité de ces molécules nocives à très faible dose. Cela évacue définitivement la notion de seuil d’exposition; ce qui est pertinent et avéré, ce sont les périodes d’exposition de l’individu en développement, à commencer par les plus vulnérables que sont les enfants.

A ce titre, l’acte d’exécution de la Commission européenne concernant la présence de Bisphénol A dans les jouets ne serait interdite qu’au delà d’une certaine dose de migration, ce qui contredit le consensus évacuant la notion de seuil. »