Distribution du courrier à Lavérune

Suite aux graves problèmes rencontrés dans la distribution du courrier et interpellé par les habitants de Lavérune, M. Roumégas pose la question ci-dessous au ministre de tutelle de La Poste.

Question écrite n° 13367 publiée le 11 décembre 2012

M. Jean-Louis Roumégas attire l’attention de M. le ministre du redressement productif sur les dysfonctionnements de la Poste. La loi n° 2010-123 du 9 février 2010 relative à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales affirme que « La Poste et ses filiales constituent un groupe public qui remplit des missions de service public et d’intérêt général » (article 2). Elle précise que, parmi ses missions, figure « la contribution, par son réseau de points de contact, à l’aménagement et au développement du territoire ». Dans son plan Ambition 2015, le président directeur général du groupe, se fixe d’ailleurs comme priorité la pleine exécution de ces missions de service public, dans le respect des principes du développement durable. Depuis le changement de statut de l’entreprise, on recense 13 800 départs non remplacés à La Poste. Sur le terrain, cela s’est traduit par la suppression de guichets et le désengagement de La Poste dans les territoires ruraux et dans les quartiers urbains défavorisés, le transfert des activités vers des commerces ou des mairies (où tous les services ne sont pas disponibles). Il existe aujourd’hui de graves dysfonctionnements dans la distribution du courrier. À titre d’exemple, pour ne citer qu’ un exemple parmi d’autres, nos concitoyens de Lavérune (34) reçoivent leur courrier, tout comme la presse quotidienne, avec souvent plusieurs jours de retard et il n’y a toujours pas de tournée quotidienne. En conséquence, il demande à ce que soient réaffirmés les engagements en matière de distribution du courrier à J+1. Il l’interpelle sur l’absence de système de dédommagement en cas de non acheminement du courrier en temps et en heure. Il l’interroge enfin sur l’inexistence d’un comité des usagers des services postaux, qui permettrait d’associer les citoyens à la gestion du service public de manière permanente.